Wedding Present – Going Going



Cette épopée commencée en 1985 et exposée au grand public en 1986 (cassette publiée par le NME – ex bon journal – C86) se prolonge aujourd’hui sans ennui.

Incroyable nouvelle que la sortie de ce disque fin 2016.

En effet, cela faisait près de 11 ans que les natifs de Leeds (ville très sympa au passage, n’est-ce pas Andreia ?) n’avaient plus rien sorti.

Me concernant, un divorce de près de 23 ans suite à une multitude de concerts annulés sur Genève avaient donné raison à ma patience.

Ce n’est pas moins de 20 morceaux qui nous sont proposés pour une durée de 1 heure et 18 minutes.

C’est avec impatience que je me suis lancé dans l’écoute du premier titre « Kittery ». Ce titre instrumental nous fait furieusement penser à du Mogwai tout comme les trois morceaux suivants dont les splendides  » Marblehead » et « Sprague » qui nous font replonger dans une mélancolie loin de la pleurnicherie.

Enfin « Two Bridges » arrive et on retrouve la voix de David Gedge accompagné des guitares si caractéristiques des Wedding Present, même si la formation de base se limite presque au chanteur.

S’ensuit une suite de titres oscillants entre le pop (sans le côté péjoratif) et le rock à l’anglaise.

Le punk s’en mêle, « Secretary » pour donner une touche plus juvénile à cet opus.

Rarement un groupe de presque revenants m’avait tant accroché tout en me rappelant que la perfide Albion peut encore nous sortir des disques de grande qualité.

Ce long disque (à courte durée) s’écoule à travers nos oreilles avec des morceaux plutôt variés et une production parfaite pour un groupe à qui on ne refait pas l’histoire.

Ce disque, que je considère comme prodigieusement bien réussi, est un équilibre parfait entre la terre et le feu. Oui, quel plaisir de réentendre du vieux faisant de neuf sans perdre cette identité britannique si caractéristique des groupes de cette génération.

Comme souvent c’est le dernier titre en guise de conclusion « Santa Monica » qui a retenu mon souffle. Peu amène des morceaux de 10 minutes, je dois bien l’avouer, je me suis laissé emporter jusqu’à son terme. Ce morceau tantôt tranquille tantôt nerveux, résume à la perfection l’ensemble de l’œuvre de ce groupe du Yorkshire. Une fin en soi, une fin que l’on n’espère pas inexorable.

Album enthousiasmant, album excellent, peu de chose à ajouter si ce n’est l’envie de les voir un jour en concert.

L’amoureux aime.

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