Motorama – Dialogues

Mélancolie, synonyme de maladie de l’âme, qu’une tradition immémoriale associait à Saturne, planète maléfique et dieu banni, avant de la lier à l’autre grand maudit, moderne, Satan (merci Baudelaire). Enfin, les Grecs définissaient la mélancolie comme la forme par excellence de la folie qui était une condition, voire la cause de la supériorité du génie (mille mercis Aristote).

Les russes de Motorama eurent l’excellente idée de sortir un quatrième album en octobre 2016 intitulé « Dialogues ».

Force est de reconnaitre que les groupes héritiers des Joy Division et autres, faisant légion – et me connaissant peut amène des étiquettes – je me demandais si finalement un article sur ce genre (que je pense plus nostalgique de ma génération que dépassé) méritait de figurer dans les annales de ce site. La réponse fût simple et limpide… oui. Pour une simple raison : étant un nostalgique d’une certaine époque musicale passée, il me fallait chroniquer cet album.

Soyons clairs, rien n’a bougé depuis 2010 avec « Alps« , mais après tout on s’en fout un peu, le temps faisant son lit.

Tout commence avec « Hard Times » qui nous replonge dans la mélancolie et non la dépression – deux concepts totalement opposés à mon sens – ce qui par ces temps de fêtes ne fait jamais de mal tant la nostalgie peut-être bonne conseillère.

« Tell me » glisse délicatement dans les années 80 pour le meilleur et sans doute un des titres les plus éblouissants de l’opus.

« Above the clouds » cinquième titre, mélange une douce noirceur à la douceur des champs enneigés du nord pour aboutir à une plénitude toute lumineuse et sereine. Post tenebras lux.

Ce que confirment  » I see you » et « Deep« . L’antépénultième morceau « Someone Is Missed » ne me concernant pas, car A. (mon amour) étant toujours et encore à mes côtés me prouvant tous les jours plus sa passion, me permet de passer très vite sur ce titre que je considère comme complémentent raté… passons.

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Cet opus se referme avec « By Your Side » avec une légèreté  toute angélique et permet de clôturer avec un optimisme tout béa pour l’année 2017.

Ce disque est plutôt bien foutu, 10 titres et des morceaux ne dépassant pas les 3 minutes 50 pour les plus « longs », sorti sous le label Talitres (label indépendant de Bordeaux) qui dispose d’un catalogue plutôt séduisant : The Wedding present, The ApartmentsSwell, Will Stratton, etc.

Album indispensable ? Sans doute pas..  quoique, mais comme cela fait du bien de se replonger avec mélancolie et légèreté aujourd’hui dans le passé pour mieux préparer le présent.

L’amoureux aime.

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